Le logement, c’est beaucoup plus qu’un toit au-dessus de sa tête. C’est un refuge face au monde, un lieu d’intimité, un espace privilégié pour le développement des relations avec sa famille et ses proches. Dans une circonscription urbaine comme Sainte-Marie–Saint-Jacques, située au cœur d’un centre-ville mouvementé et dynamique, ce lieu d’intimité est d’autant essentiel pour la santé mentale et physique des résidents. Il importe que le logement soit accessible, abordable, sain, propre et situé à une distance raisonnable de son lieu de travail.

Tout le monde a besoin de logement, mais il n’existe pas de formule unique pour tous. Ce dossier est complexe. Les besoins sont variés. Il faut penser, bien sûr, au logement social, mais aussi au logement pour les personnes aînées, pour les familles et pour les personnes aux prises avec des problèmes de santé physique ou mentale. Il faut s’intéresser à l’accès à la propriété, à la salubrité des maisons de chambres, aux besoins d’espace pour les organismes communautaires et aux baux commerciaux pour les PME.

Logement social

Selon la Société d’habitation du Québec, seulement 1500 logements sociaux par année en moyenne sont construits depuis 2014. Selon l’Office municipal d’habitation, en juillet 2018, 22 780 ménages, ou 50 008 personnes, étaient en attente d’une habitation à loyer modique (HLM). Seulement 2000 unités se libèrent chaque année sur les 20 810 qui existent présentement sur l’île de Montréal (et où il n’y a pas eu de nouvelles acquisitions depuis 2010).

Plus particulièrement, dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, depuis 2014, seulement 9 nouveaux projets de logement social ont vu le jour, pour un total de 277 unités, dont les plus importants étaient mis de l’avant par des organismes communautaires comme Interloge. Comme ces projets étaient en cours depuis plusieurs années déjà, et comme son bilan de fin de mandat n’en parle pas sauf dans des termes vagues d’appui moral, aucun de ces projets de logement social ne peut être attribué au travail de la députée sortante Manon Massé.

Il est clair qu’au cours des quatre dernières années, ni le gouvernement libéral ni la députée sortante de QS n’a pu livrer la marchandise en matière de logement social. C’est pourquoi un gouvernement du Parti Québécois s’engage à :

  • Construire un minimum de 3000 nouvelles unités de logement social par année, et s’assurer que les sommes de la stratégie fédérale du logement viennent s’ajouter à celles du Québec, afin d’atteindre 5000 nouvelles unités de logement social par année.
  • Indexer les coûts maximaux admissibles (CMA), car leur non-révision depuis 2009 fait peser un poids financier de plus en plus lourd sur les porteurs de projet et explique les retards, voire les annulations, de projets.

Quant aux personnes aux prises avec une maladie chronique ou des problèmes de santé mentale, le Parti Québécois reconnaît que l’encadrement est la clé du succès une fois qu’elles ont trouvé un logement. Le Parti Québécois s’engage à :

  • Appuyer le déploiement de logements supervisés.

Logement pour les familles et accès à la propriété

Il est souvent plus difficile pour les familles que pour les personnes seules de trouver un logement de taille adéquate. Souvent les promoteurs préfèrent construire de petits logements parce qu’ils peuvent construire plus d’unités dans le même espace. Pour remédier à ce problème, le Parti Québécois s’engage à :

  • Mieux soutenir les familles en favorisant l’inclusion des grands logements dans les projets de logement social, en révisant les coûts maximaux admissibles (CMA) des projets de logement social, et en bonifiant le financement à l’unité pour les grands logements.

Puisque les coûts rendent l’accès à la propriété prohibitif pour plusieurs familles, ou poussent ces dernières à quitter Montréal pour s’installer en banlieue où le prix des maisons est moins élevé, il faut créer des conditions favorables pour permettre aux familles de s’installer à Montréal. C’est pourquoi le programme du Parti Québécois contient les propositions suivantes :

  • Mettre sur pied un programme d’appui à l’acquisition d’une propriété ou d’un logement familial pour les familles défavorisées et de la classe moyenne.
  • Stimuler la construction de logements pour les familles, en vue de les garder ou de les inciter à revenir vivre près de leur lieu de travail et, plus particulièrement, sur l’île de Montréal.

Logement pour les personnes aînées

Les personnes aînées méritent tout notre respect. Elles ont travaillé toute leur vie. Elles ont élevé leur famille. La société leur doit une retraite vécue dans la dignité. Vivre dans la dignité et le confort signifie rester le plus longtemps dans leur propre logement, qui leur est familier. Le Parti Québécois s’engage à :

  • Permettre aux personnes aînées qui le souhaitent de rester plus longtemps dans leur logement ou dans leur maison en rétablissant l’aide à l’amélioration de l’habitat à son niveau de 2013-2014.
  • Augmenter le soutien à domicile d’au moins 100 M$ par année pendant 5 ans; à terme, cela représente 500 M$ additionnels par année.
  • Bonifier le programme d’adaptation de domicile et améliorer les délais de traitement des demandes.
  • Soutenir l’achat de matériel technologique permettant d’assurer une meilleure sécurité aux personnes aînées.
  • Appuyer la mise en place d’équipes multidisciplinaires afin de soutenir les personnes aînées qui restent chez elles, de leur assurer un continuum de services et de les tenir informées.
  • Assurer un soutien adéquat au transport des personnes vers les centres de jour, permettant ainsi de briser leur isolement.

De plus, dans son programme, le Parti Québécois propose plusieurs idées emballantes pour favoriser des échanges intergénérationnels entre les jeunes et les personnes aînées :

  • Soutenir le développement de logements pour personnes âgées, notamment dans les habitations sociales adaptées et les résidences intergénérationnelles.
  • Soutenir l’aménagement de lieux de vie partagés, tels que les maisons intergénérationnelles ainsi que des résidences pour étudiants et aînés ainsi que le développement d’un réseau de CPE et de CHSLD jumelés avec des espaces communs.
  • Favoriser l’adoption de politiques d’aménagement et d’urbanisme permettant la construction ou l’agrandissement d’immeubles résidentiels abordables destinés aux aînés dans des zones situées près des services pertinents (loisirs, santé, culte, etc.).

Espaces locatifs pour les organismes communautaires

Tous les organismes communautaires me le disent. Il y a un manque criant d’espace pour leurs bureaux et pour mener leurs opérations sur le terrain. Le Parti Québécois s’engage à :

  • Mettre en place un programme d’acquisition et de rénovation d’immeubles à vocation collective : ce programme permettra aux organismes communautaires de consolider leur mission et de diminuer leurs coûts de fonctionnement. Ce soutien de 11 M$ améliorera leurs conditions matérielles et les services offerts à la population.

Au-delà des engagements de son parti ou de l’argent fourni par le gouvernement, un député de l’Assemblée nationale peut, et doit, faire plus. Un député a le devoir de travailler avec tous les paliers du gouvernement sur les enjeux locaux qui touchent sa circonscription. Le projet Bourbon dans le Village est un exemple flagrant où la députée sortante de Sainte-Marie–Saint-Jacques a manqué à son devoir. Toute la communauté est outrée par ce projet de 9 étages de condos de luxe qui va transformer le visage du Village, mais qui n’offrira finalement pas d’espace abordable pour les organismes communautaires, le prix des loyers étant hors de leur portée.

La députée sortante a exprimé sa déception sur Facebook le 9 juillet 2018, mais elle n’a rien fait pour empêcher la situation lorsqu’elle en a eu l’occasion. À titre de députée, au lieu de me contenter de promesses vides comme Manon Massé l’a fait, j’aurais exigé du maire Coderre une garantie écrite noir sur blanc dans le contrat du promoteur en contrepartie de la dérogation aux règlements municipaux. C’est en travaillant en collaboration avec les autres paliers de gouvernement, et en utilisant le pouvoir qui s’attache à sa fonction lorsque nécessaire, qu’un bon député peut défendre les intérêts de sa communauté.

Maisons de chambres

Des reportages récents dans Le Devoir et à Radio-Canada nous le démontrent : les maisons de chambres sont insalubres, et parfois le personnel est violent envers les résidents ou les exploite. Souvent le dernier rempart contre l’itinérance, il est essentiel que les maisons de chambres soient bien entretenues et sécuritaires pour les locataires. Or, les solutions varient selon que la maison de chambres est gérée par un propriétaire privé ou par un organisme communautaire, comme la Maison du Père. Le Parti Québécois réfléchit à toutes ces solutions. À titre de future députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, je m’engage à travailler avec tous les acteurs locaux pour améliorer les conditions dans les maisons de chambres et mieux soutenir les locataires qui y habitent.

Baux commerciaux

Si vous marchez sur la rue Sainte-Catherine, vous voyez une panoplie de pancartes « À louer » dans les vitrines de commerces déserts. Puisque les PME telles que cafés, petits restaurants et boutiques donnent de la vitalité à un quartier, il faut tout faire pour soutenir ces PME. Or, la députée sortante de Sainte-Marie–-Saint-Jacques semble n’avoir rien fait à ce sujet, comme en témoignent les nombreux espaces commerciaux inoccupés. Pour ma part, j’ai rencontré plusieurs sociétés de développement commercial (SDC) et associations de commerçants, dont celles du Village, du Quartier latin, du boulevard Saint-Laurent, de la rue Saint-Denis et de l’avenue Duluth, et j’ai fait le tour de toutes les PME de la rue Ontario et de la rue Sainte-Catherine. Les SDC et les commerçants connaissent les sources des problèmes qui les touchent, comme l’augmentation excessive des loyers des restaurants qui ont du succès, et ils connaissent aussi les solutions, comme un meilleur encadrement des baux commerciaux. Le Parti Québécois réfléchit à la mise en œuvre de ces solutions. À titre de future députée de Sainte-Marie–Saint-Jacques, je m’engage à travailler étroitement avec toutes les SDC et les petits commerçants afin de remédier à la situation actuelle et de mieux soutenir les PME, qui sont essentielles pour la vie de chacun nos quartiers.

NB. Voir aussi mes engagements en matière de PME, qui sont liés à l’enjeu du logement.