L’itinérance, c’est l’échec de la société envers des êtres vulnérables. Lorsque quelqu’un vit une situation d’itinérance, c’est la société qui l’a laissé tomber. Cette personne n’a pas reçu le soutien dont elle avait besoin sur le plan de l’amour parental, de la santé mentale, de la recherche d’emploi ou de toute autre forme d’aide nécessaire pour lui assurer la stabilité et la sécurité.

L’itinérance peut arriver à n’importe qui, n’importe où, à n’importe quel moment d’une vie, mais ceux et celles qui se trouvent dans cette situation ont tendance à converger vers le centre-ville de Montréal, là où se trouvent les ressources qui leur sont fournies par les organismes communautaires. L’itinérance est donc particulièrement concentrée dans la circonscription de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

L’itinérance a plusieurs visages : les réalités vécues par les jeunes, les femmes, les membres de la communauté LGBT et les aînés sont différentes, tout comme facteurs qui conduisent à l’itinérance. Les solutions doivent être adaptées à ces situations dont les causes sont variées et complexes.

En 2014, le gouvernement du Parti Québécois, a adopté la Politique nationale de lutte à l’itinérance proposée par Véronique Hivon, alors ministre déléguée aux Services sociaux. Malheureusement, avec l’arrivée au pouvoir du Parti libéral du Québec, le Plan d’action interministériel en itinérance 2015-2020 n’a donné aucun résultat concret sur le terrain, notamment parce que ce gouvernement s’est limité à de petits gestes qui ne coûtaient rien.

Dans son programme, le Parti Québécois propose de :

Les experts en matière d’itinérance sont les organismes communautaires qui travaillent fort chaque jour sur le terrain. Depuis plusieurs mois, j’en ai rencontré plusieurs. Or, ces organismes passent souvent trop de temps à remplir des formulaires afin d’obtenir du financement ou à tenter de faire correspondre le travail qu’ils font déjà bien aux exigences des appels de nouveaux projets. Pour y remédier, le Parti Québécois s’engage à :

  • Rehausser le financement de la mission des organismes d’action communautaire autonome de l’ensemble des secteurs de 200 M$ récurrents et cumulatifs durant le mandat. Le financement des organismes sera pluriannuel, plus stable et sera indexé annuellement pour l’ensemble des organismes d’action communautaire autonome.
  • Revoir les mécanismes d’indexation avec les organismes communautaires afin que celle-ci reflète correctement leurs dépenses.
  • Reconnaître l’autonomie des organismes et leur capacité d’agir selon leurs valeurs.

Souvent, ces organismes communautaires manquent d’espace pour bien remplir leur mission et répondre à des besoins criants. Le Parti Québécois s’engage à :

  • Mettre en place un programme d’acquisition et de rénovation d’immeubles à vocation collective : ce programme permettra aux organismes communautaires de consolider leur mission et de diminuer leurs couts de fonctionnement. Ce soutien de 11 M$ améliorera leurs conditions matérielles et les services offerts à la population.

Il ne faut pas, bien sûr, oublier les femmes et les hommes qui se dévouent corps et âme au sein de ces organismes communautaires pour améliorer les conditions de vie des itinérants. C’est pourquoi le Parti Québécois s’engage à :

  • Hausser le salaire minimum à 15 $ de l’heure d’ici octobre 2022, tout en établissant un mécanisme d’évaluation continue de la mesure pour s’assurer que ses effets positifs dépassent nettement ses effets négatifs, notamment au sein des PME, du secteur touristique, ainsi que pour les agriculteurs et les organismes communautaires.
  • Améliorer les conditions de travail dans le milieu communautaire : Celles-ci sont parfois peu attrayantes, ce qui peut nuire au maintien des meilleures ressources et, ainsi, affecter les services à la population. Pour appuyer ces organismes, nous proposons trois mesures :
    • Création d’un programme d’assurance collective particulier pour les personnes travaillant dans le milieu communautaire;
    • Contribution au financement d’une campagne de formation et de promotion en région pour le Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes;
    • Création d’une mutuelle de prévention en santé et sécurité du travail au bénéfice des organismes communautaires.

Fournir un toit à celles et ceux qui en ont besoin est certes un élément clé, mais une réinsertion réussie exige souvent un encadrement et un suivi approprié. C’est pourquoi le programme du Parti Québécois contient la proposition suivante :

  • Renforcer les initiatives de suivi intensif dans le milieu auprès de personnes souffrant de problèmes chroniques de santé mentale, afin de favoriser leur intégration sociale et économique et de diminuer le risque de nouvelles hospitalisations et d’itinérance.

Pour lutter contre la pauvreté et les inégalités sociales de manière plus générale, le programme du Parti Québécois contient la proposition suivante :

  • Organiser des consultations et financer des études approfondies au sujet de l’implantation d’un revenu minimum garanti, qui remplacerait les multiples programmes gouvernementaux de soutien financier et d’allocations par un revenu de base, assuré à chaque citoyen par le gouvernement.

À titre de future députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, je m’engage à travailler avec tous les acteurs locaux et les élus des trois paliers de gouvernement pour faire en sorte que le financement et les ressources alloués à la lutte à l’itinérance produisent des changements visibles sur le terrain, tant en ce qui a trait à la prévention de l’itinérance qu’à l’amélioration du sort des personnes qui vivent déjà cette condition.

Par exemple, la proposition de réaménager l’ancien hôpital Jacques-Viger en plusieurs types de logements avec une aile réservée aux itinérants pris en charge par la Maison du Père de l’autre côté de la rue, est un projet emballant qui requiert la coopération de tous les acteurs gouvernementaux, par exemple acquisition du bâtiment par le municipal, budgets fédéraux provenant de la SPLI (Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance).

En termes d’intervention quotidienne, je me promène toujours avec une carte repas de L’itinéraire dans mes poches afin de soutenir les gens que je rencontre dans la rue. J’ai rencontré plusieurs fois Guylain Levasseur qui, avec sa mini-fourgonnette « Dehors novembre », est un organisme communautaire à lui seul. Bref, je tiens à faire tout ce qui m’est possible pour apporter des vrais changements visibles sur le terrain.

La meilleure chose qui pourrait arriver aux organismes qui œuvrent dans le domaine de l’itinérance serait de ne plus avoir de travail à faire !

NB. Voir aussi mes engagements en matière de logement, qui sont intimement liés à l’enjeu de l’itinérance.