J’aimerais tout d’abord exprimer ma sincère gratitude pour votre présence, et tout particulièrement celle de M. Jean-François Lisée, le chef du Parti Québécois, Mme. Véronique Hivon, la vice-cheffe, Mme. Carole Poirier, la députée d’Hochelaga-Maisonneuve à côté de Sainte-Marie-Saint-Jacques, M. Daniel Breton, l’ancien député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, et mon président, Daniel-Jean Primeau.

Que vous soyez résidente ou résident du comté, militante ou militant du Parti Québécois, ou les deux, ou encore si le grand retour du PQ attise votre curiosité jusqu’à venir ici aujourd’hui, bienvenue !

Sainte-Marie-Saint-Jacques, vous le savez, est un comté fièrement péquiste. Il a été représenté par un député du Parti Québécois presque sans interruption pendant 44 ans. Ce n’est pas rien ! Depuis 1970, que ce soit Claude Charron, André Boulerice, Martin Lemay ou Daniel Breton, les députés du Parti Québécois ont toujours été attentionnés et réactifs auprès de la population. Cette écoute active et les réalisations concrètes qui ont suivi représentent encore aujourd’hui des apports majeurs et durables pour les résidentes et résidents.

C’est bien la preuve qu’avec un député et un gouvernement du Parti Québécois, les résultats sont là. Je ne peux m’empêcher de vous en citer… La liste est longue, attache ta tuque :

– Un nombre impressionnant de logements sociaux et de coopératives d’habitation ;
– Des centaines de places créées en CPE;
– L’agrandissement de la Maison du Père ;
– Ce carrefour culturel et populaire qu’est La Grande Bibliothèque ;
– Le Parc Bellerive, d’ailleurs merci à Carole Poirier pour sa contribution considérable ;
– L’Écomusée du Fier-monde ;
– La rénovation des nombreux théâtres du comté ;
– La revitalisation de la rue Saint-Catherine ;
– La rénovation de la station de métro Beaudry ;
– Le Centre multifonctionnel d’économie sociale sur la rue Fullum ;
– La Maison des naissances Jeanne-Mance sur la rue Ontario ;
– La rénovation de l’école secondaire Pierre-Dupuy ; et
– L’aide financière à plus de 100 organismes communautaires et bénévoles du comté.

Je pourrais continuer longtemps… Mais je crois que les résidentes et résidents du comté savent tout ce que les députés du Parti Québécois ont fait pour eux !

Ces actions entreprises à l’échelle locale de la circonscription sont à l’image de ce qu’est le Parti Québécois lorsqu’il est au gouvernement : livrer des résultats concrets qui changent la vie quotidienne des citoyennes et citoyens. Lorsque je fais du porte-à-porte, peu de gens sont en mesure de définir les changements positifs sur le terrain depuis 2014. D’ailleurs chaque porte, en cette année décisive, sera pour moi l’occasion de soutenir avec la plus grande vivacité les différents engagements du parti, comme augmenter le salaire minimum à 15$ d’ici 2022, faire du slogan « un enfant, une place » une réalité, ou encore rénover et entretenir les écoles publiques.

Alors me voilà devant vous aujourd’hui avec mon engagement, ma détermination… et un léger accent.

Je compte bien reprendre et poursuivre le travail d’une longue tradition de députés du Parti Québécois présents sur le terrain pour aider la population. Les députés du parti travaillent d’arrache-pied pour améliorer la qualité de vie des résidentes et résidents de leur circonscription. Je veux faire partie de cette gang qui livre la marchandise !

Sainte-Marie-Saint-Jacques est un comté que je connais comme le revers de la main. J’habite sur le Plateau depuis que j’ai quitté Trois-Rivières en 2002 pour faire mon doctorat à McGill. Je sillonne les rues du comté à pied presque tous les jours depuis si longtemps que j’ai l’impression de connaître chaque pouce carré.

J’ai la ferme intention d’aborder de front les questions de logements sociaux, de sans-abris et de criminalité. Donner des contraventions et chasser les sans-abris et les toxicomanes de Berri-UQAM au métro Beaudry n’est pas une solution pour nos problèmes de société.

En février 2014, notre première Première Ministre, Pauline Marois, et la Ministre déléguée aux services sociaux, Véronique Hivon, ont publié la “Politique nationale de lutte à l’itinérance” pour “doter le Québec d’une stratégie globale, cohérente et durable afin de prévenir et contrer l’itinérance au Québec”. Ce plan transversal, qui n’a pas eu l’occasion d’être appliqué pendant le dernier trop court mandat du Parti Québécois, n’attend qu’une seule chose : être mis en œuvre dès le mois d’octobre.

Pour améliorer le sort des itinérants, il faut s’attaquer de front au manque criant de logements abordables, sécuritaires et propres. Actuellement, 25 000 ménages attendent pour avoir accès à une habitation à loyer modique, alors que seulement 2000 unités se libèrent chaque année.

Dans un autre ordre d’idée, afin d’aider des gens qui ont fait face à la toxicomanie ou à des troubles de santé mentale, il ne sera pas suffisant de leur donner un toit. Nous devons également leur offrir un encadrement et un suivi approprié. Voilà pourquoi le plan du Parti Québécois prévoit des logements sociaux supervisés et le renforcement des suivis.

Ça signifie plus d’investissements dans le réseau de la santé. C’est tout le contraire de la réforme Barrette qui met des sommes déraisonnables dans les poches des médecins spécialistes, alors même que les services de première ligne souffrent d’un manque d’effectifs flagrant.

C’est une des nombreuses raisons pour lesquelles les citoyennes et citoyens de Sainte-Marie-Saint-Jacques vont se joindre à ceux des autres comtés en choisissant d’élire un gouvernement ferme et intègre le 1er octobre, celui du Parti Québécois. Je sais que les résidentes et résidents ici commencent à comprendre que pour affronter les problèmes du comté, ce n’est pas une seule députée dans une trop petite équipe qui forme le quatrième parti qui va pouvoir amasser les ressources nécessaires à changer la réalité sur le terrain. Pour mettre en place de vraies solutions, ça prend une grande équipe forte, avec des gens de qualité qui occupent tous les ministères et qui travaillent ensemble, en cohésion. Cette équipe est celle du Parti Québécois ! Après 15 ans d’austérité libérale, nous avons du pain sur la planche pour rebâtir un état fort et musclé.

Je suis membre du Parti Québécois depuis le 7 octobre 1998. Comment aurais-je pu imaginer à cette époque, lorsque j’habitais en Nouvelle-Écosse, me retrouver un jour candidate officielle du parti ? Et en regardant plus loin, je ne pourrais pas penser à une meilleure providence que de me retrouver 20 ans plus tard, presque jour pour jour, à commencer le travail de députée à l’Assemblée nationale, au service des citoyennes et citoyens. Je vous laisse imaginer l’émotion qui me traverse en prononçant ce discours.

Le programme du Parti Québécois est d’une grande pertinence pour Sainte-Marie-Saint-Jacques. Son contenu est directement lié aux enjeux locaux et quotidiens des résidentes et résidents. Je pense notamment au plan “Priorité PME”. Les petites entreprises, en plus de faire vivre des milliers de salariés, font la vie de ce quartier où l’ambiance ne se retrouve nulle part ailleurs. Promenez-vous sur St-Denis, Prince-Arthur ou Ste-Catherine ! Il faut encourager ces entrepreneurs pour continuer à revitaliser ces quartiers. Observez l’audace, la créativité et les touches artistiques que certains de ces établissements locaux et indépendants apportent.

Lorsque j’ai annoncé mon intention de briguer l’investiture dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, Claude Villeneuve a écrit le lendemain dans Le Journal de Québec qu’il pensait que c’était “une circonscription taillée sur mesure pour elle.” Si je crois que Claude a raison, c’est parce que Sainte-Marie-Saint-Jacques est un comté très diversifié, et que chacun de ses secteurs correspond à un aspect de mon identité. Ayant passé la totalité de ma carrière comme professeure de littérature, je me sens particulièrement proche des profs et des étudiants de l’UQÀM, ainsi que de nombreux théâtres du comté. Mais mon expérience universitaire ne me garde pas captive dans une tour d’ivoire. Je tiens à cultiver l’humilité dans mon engagement politique.

Pendant mes études en droit, que je terminerai le mois prochain, j’ai travaillé dans le secteur juridique du Vieux-Montréal : d’abord comme stagiaire chez Éducaloi qui rend le droit accessible au grand public, et ensuite auprès d’une juge à la Chambre criminelle de la Cour du Québec. J’ai d’ailleurs vu de près les problèmes créés par l’arrêt Jordan. Le Parti Québécois veut utiliser la clause dérogatoire pour que le Québec puisse se soustraire à cet arrêt fédéral.

Sur une note culturelle, c’est dans Sainte-Marie-Saint-Jacques que Pierre Falardeau et Julien Poulain ont immortalisé au cinéma la vie des familles modestes. Modestes, oui, mais pleines de joie de vivre. Venant d’un petit village de pêcheurs où ma mère avait une friperie et mon père vendait des pièces d’auto, je m’identifie fortement aux résidentes et résidents plus à l’est du comté dans Sainte-Marie.

Et puis, il y a le Village. Comme lesbienne, je me considère très au fait et sensible aux enjeux LGBT, eux-mêmes centraux à mon enseignement et à ma recherche universitaire. J’ai travaillé activement sur plusieurs dossiers pour la communauté au fils des ans, et plus particulièrement les droits des personnes trans. Le Parti Québécois, qui a toujours été un parti progressiste et social-démocrate, intensifiera la lutte contre l’homophobie, que ce soit à l’école, dans le milieu de travail ou celui du sport.

Le soutien de la communauté LGBT va de pair avec nos valeurs en matière de laïcité. La laïcité sert non seulement à protéger l’égalité femmes-hommes, mais aussi à défendre des gens de la communauté LGBT qui, faut-il le rappeler, sont encore persécutés dans le monde au nom de la religion. Contrairement à mon adversaire d’une gauche trop souvent régressive, qui, au nom du multiculturalisme canadien, est passive devant l’intolérance religieuse, je veux défendre les valeurs progressistes léguées par la Révolution tranquille :
– Laïcité ;
– Égalité femmes-hommes ; et
– Droits des personnes LGBT.

Si je m’engage face à ces enjeux, c’est parce que je crois en cette sensibilité sociale-démocrate, en cet esprit de solidarité que l’on retrouve chez les Québécois, en ce filet social qu’ils ont construit depuis la Révolution tranquille, en cette chaleur humaine caractéristique des interactions sociales. Tout cela est précieux, unique et c’est ici. Je dirais même que ce modèle progressiste est unique au monde. C’est aussi pour cette raison que le Québec mérite de siéger aux Nations Unies pour servir de modèle aux autres pays.

La solidarité et la social-démocratie des Québécois sont des aspects qui ont vite fait de moi une indépendantiste lorsque j’ai découvert le Québec pour la première fois. La culture littéraire, cinématographique et musicale m’a captivée. Tout comme la beauté de la langue française, malheureusement en déclin en Amérique du Nord et à Montréal. J’ai hâte au cent et unième jour de notre mandat où l’on va adopter une Loi 202 qui donnera à la langue française les outils dont elle a besoin pour fleurir. Si je suis au Parti Québécois, c’est pour faire un pays indépendant qui permettra à cette belle langue de rayonner à travers le monde.

Je suis convaincue que tous les Québécois vont constater les bénéfices d’un pays indépendant capable de prendre ses propres décisions. C’est pour cette raison que j’ai fondé le groupe d’action politique Anglophones pour un Québec indépendant, ou AQI, pour envoyer le message aux Libéraux qu’ils ne devraient pas prendre le vote anglophone pour acquis.

Que l’on soit francophone, anglophone, ou allophone, nous allons tous récupérer les 50 milliards de dollars envoyés chaque année à Ottawa. Nous allons tous profiter du pouvoir de prendre nos propres décisions, notamment en matière environnementale. Je pense, par exemple, au projet Énergie Est, qui allait traverser 860 de nos lacs et rivières alors que l’Assemblée nationale était impuissante. Pour rappel, la compagnie s’est retirée seulement parce qu’elle n’aurait pas fait d’assez grands profits sur le dos des Québécois.

Je dois vous préciser que je ne suis pas une indépendantiste à temps partiel, mais bien 365 jours à l’année. Depuis que Québec Solidaire a renié sa signature sur la feuille de route commune de l’indépendance négociée par les OUI Québec, et que ses membres ont rejeté la main tendue que le Parti Québécois lui a offerte dans l’espoir de faire la convergence et placer le bien commun au-dessus de la partisanerie, il est clair qu’il n’y a désormais qu’un seul train pour l’indépendance. Ce train c’est le Parti Québécois. J’invite tous les indépendantistes de Sainte-Marie-Saint-Jacques à embarquer avec nous. On quitte la gare le 1er octobre ! Ensemble, nous allons construire un état fort pour réussir l’indépendance !

Je promets aux citoyennes et citoyens de mon comté d’occuper les fonctions de députée avec compétence, dignité et persévérance, jour après jour, dans l’unique but de servir leurs intérêts. Il va enfin se passer des choses !

Aujourd’hui, dans tout mon être, le terme « investiture » brille de sens. Je compte bien m’investir toujours plus pour nos causes, pour la cause :
Celle de bâtir un pays indépendant pour le bien commun de tous les Québécois.
Celle qui nous permettra de faire jaillir ce que l’on a d’unique.
Celle d’écrire l’histoire que le Québec mérite.

  1. Klayrine cormier says:

    Je souhaite de tout mo cœur votre victoire , Bravo très bon discours

    Mont. Saint Hilaire

  2. Kirouac André says:

    Discour bien réfléchi et préparé. Vous avez de grandes compétences. Votre determination à vous impliquer sur le terrain avec les citoyens est prometteur. Je crois aussi que vous ferez une bonne députée et je vous souhaite la meilleure des chances.

  3. Michel Petit says:

    Voilà un discours rassembleur! Vous semblez connaître très bien votre comté et je suis certain que vous serez
    Apte à défendre les dossiers qui vous seront confié!
    J’étais hier à l’assemblée d’investiture de Maka Kotto dans mon comté de Bourget, et les commentaires à votre endroit, étaient unanimement élogieux!
    Bravo pour votre candidature!

  4. Robert Pellan says:

    J’ai lu et relu ton discours et il est parfait !! Très bi4en dit et très bien senti !!

  5. Beau discours. Il faut dire que peu importe que l’on soit francophone, anglophone, ou allophone, nous allons tous récupérer les 50 milliards de dollars envoyés chaque année à Ottawa. C’est ça le plus important, et ce, pour tous les Québécois. Je vous dis merde pour le 1er octobre; je crois que vous ferez une bonne députée.

  6. Vraiment inspirant! Quelle reussite d’intégration au Québec pour une triple minoritaire: canadienne, anglo, et sexuelle. Vive les femmes et bravo Jen!

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